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Procès Gbagbo-Blé Goudé, Me Altit répond: «…Ce n’est pas très rassurant»

Procès Gbagbo-Blé Goudé, Me Altit répond: «…Ce n’est pas très rassurant»
Maître Emmanuel Altit l’avocat principal du président Laurent Gbagbo invité du journal de France 24.
Interrogé sur l’audience du 6 février dernier, Altit a donné des réponses claires et de larges éclairages sur le procès.

France 24: « Beaucoup souhaitaient entendre l’ancien président ivoirien finalement il ne s’est pas exprimé.Est-ce pour des raisons de santé qu’il n’a pris la parole? »

Me Altit : « Non il n’a pas pris la parole parce qu’il nous n’y avait pas de raison particulière qu’il prenne la parole. Son équipe de défense s’est exprimée à sa place il y’a de cela trois ans lors de l’audience de confirmation des charges en faisant un discours tout à fait important, je dirais même historique, il reprendra la parole au cours du procès, aujourd’hui il est apparu préférable, utile que nous puissions présenter les choses de façon plus technique et plus juridique.

France24: Dans votre déclaration d’ouverture vous accusez la France d’avoir soutenu militairement Alassane Ouattara dans sa stratégie de prendre le pouvoir par la force. Expliquez-nous en quoi cela exonère le camp de Laurent Gbagbo des crimes qui lui sont reprochés ?

Me Altit : Je pense qu’il faut présenter les choses de manière un tout petit peu différente.
Nous sommes des avocats et nous répondons aux arguments des avocats de l’accusation que sont les procureurs. Les procureurs présentent un narratif nous le considérons nous La Défense comme biaisé et partiel. Pourquoi ? Parce qu’il reprend le narratif de légitimité de prise du pouvoir par Alassane Ouattara qui avait été conçu à l’époque par les Chroniqueurs français d’Alassane Ouattara.

Un narratif politique et nous considérons donc que le procureur n’a fait que reprendre dans ses habits juridiques ce narratif politique. Par conséquent nous avons aujourd’hui comme nous l’avons fait depuis des années maintenant, mis en lumière les contradictions, failles, les manques, les silences du procureur pour montrer que sa thèse n’a pas de fondation, qu’elle ne tient pas.
Faisant cela, nous montrons en creux qu’il y a une autre histoire. En quelque sorte nous découvrons, nous expliquons la réalité et naturellement donner à voir la réalité c’est donner à voir implication française et l’implication personnelle du Président Sarkozy.

France24: Me Altit vous dénoncez un procès biaisé. Lors de l’ouverture de ce procès,la procureure a affirmé qu’elle enquêtait bien dans les deux camps. Elle a reconnu qu’il y avait eu des crimes commis également pour le camp d’Alassane Ouattara. Est-ce que ces propos ne vous ont pas rassurés ?

Ce n’est pas très rassurant. Il y a trois ans de cela j’ai demandé à la procureure devant les juges de la chambre préliminaire de la cour pénale internationale (CPI) quand elle allait enfin poursuivre ceux qui sont suspectés de crimes de masse, de crimes contre l’humanité d’avoir commis ces crimes pendant des années notamment dans le nord de la Côte d’Ivoire qu’ils ont ravagé pendant près de dix ans.

La réponse a été bientôt ne vous inquiétez pas. Nous sommes maintenant trois ans après et rien n’a été fait, les mêmes suspectés de crimes contre l’humanité sont au pouvoir à Abidjan,nous souhaiterions que le procureure agisse.

Propos retranscrits par Guillaume Sekane (Le Combattant)

Source : Ivoirebusiness

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